Lundi 5 janvier 2009
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Louis de Funès de son vrai nom Carlos Louis De Funès de Galarza est né le 31 Juillet 1914, ses parents comme vous pouvez l'imaginez sont Espagnols. Louis a grandi à
côté de Nogent sur Marne. A Paris, il apprend la photographie avec Germaine Dulac. Réformé de l’armée par erreur, en effet, l'administration militaire avait confondu deux dossiers, il n'avait
rien dit car ça l'arrangeait pas mal.
Louis alterne chômage et travail aléatoire. Pianiste à MontMartre, il lit mal le solfège, mais il a de l'oreille, il s'inscrit au court d'art dramatique de René Simon. Marlon Brando à New-York
vient de créer "Un tramway nommé désir" de Tenessee Williams. Au théâtre Edouard VII, Louis reprend le rôle de Nick Dennis, une quasi figuration, un salaire de misère... Louis côtoie chansonniers
et amuseurs français du moment. Il tourne des court-métrages mais touche de maigres cachets -> et donc retour au piano...
Au cabaret Louis joue "Ah les belles Bacchantes" et tient l'affiche à guichet fermé : plus de 800 représentations. Louis incarne un commissaire de police bien peu orthodoxe, les gags fusent avec
Raymond Bussiéres, véritable paquet de nerfs, Louis dans sa loge, décide d'arrêter de fumer... Alors même qu'à l'écran il donne brièvement la réplique à Michel Simon, une de ses idoles, Marthe
Mercadier le demande pour une reprise de Feydaud, c'est "La puce à l'oreille".
En 1954, Louis improvise un sketch avec Maurice Chevalier... "Ornifle ou le courant d'Air" ce qui donne à Louis l'occasion d'affronter professionnellement Pierre Brasseur, la pièce, une création
tragi-comique est un succès, comme le sera "Faisons un rêve" de Sacha Guitry, remonté au théâtre des variétés. Danielle Darieu et Robert Lamoureux en sont les têtes d'affiche, Louis, à leurs
côtés, progresse sur route de la notoriété ....
Primé à la Biennalle de Venise "La traversée de Paris" est tirée d'une nouvelle sombre de Marcel Aimé : opposé dans une scène mémorable à Jean Gabin et Bourvil, Louis, pour la première fois
explose au cinéma dans une évocation décapante de Paris, du marché noir et de l'occupation.
Yves-Robert adapte "l'affaire Blaireau" d'Alphonse Halet, devenu "Ni vu ni connu". Louis en braconnier pêcheur et voleur de poule tient enfin la vedette d'un film. Il ridiculise
l'ordre et l'autorité représentés par un garde champêtre maladroit : Moustache.
Le tournage en Espagne de "Taxi roulotte et corrida" amène Louis De Funès dans son pays d'origine, chauffeur de taxi complice involontaire d'un vol de diamant il multiplie ses facéties et
commence à développer au grand jour l'étendue de sa verve comique et de sa fantaisie..
Avec Philippe Noiret il seconde le capitaine Fracasse ...
Avec Robert Dhery il poursuit une voiture ...
Avec Jean-Claude Brialy dans "Carambolages" il pousse à l'extrême le mécanisme de l'arrivisme. Louis creuse un tunnel puis dévalise une banque ...
Dans Pouic-Pouic il sert au mieux la tradition Boulevardière avec Philippe Nicaud, et Jacqueline Maillant.
Le "Gentleman d'epson", dialogué par Michel Audiard le remet en présence de Jean Gabin. Brigadier chef dans "La grosse Valse" il est applaudi au théâtre des variétés en 1962, Louis rempile dans
la Gendarmerie.
Louis de Funès commence à avoir une bonne notoriété, avec un personnage servile, méfiant, tatillon, mais surtout incroyablement percutant, il débarque à St-Tropez, patrie du nudisme et du
farniente , et du laisser aller. La série de 6 films pulvérise les records de recette .... "Les gendarmes de Saint-Tropez" en 1964, "Le gendarme se marie" en 1968, "Le gendarme en balade"
en 1970, "Le gendarme et les extra-terrestres" en 1978, "Le gendarme et les gendarmettes" en 1982...
Fantomas : une série de trois films dont il partage l'écran avec Jean Marais et Mylène Demongeot, c'est un succès auprès du public. Louis sous la direction d'André Hunnebelle personnifie le
"Commissaire Juve" ennemijuré du célèbre malfaiteur. Certes, on reste assez loin des romans d'origine, en revanche, on s'amuse beaucoup plus. "Fantomas" en 1964, "Fantomas se
déchaîne" en 1965, "Fantomas contre Scotland" en 1966
Le Corniaud est tourné en 1964, en voici un court résumé. Antoine Maréchal (Bourvil), petit commerçant à Paris, s'apprête à partir en vacances en Italie, lorsque sa petite voiture est réduite en
miettes par la luxueuse voiture du colèreux Saroyan (Louis de Funes), directeur d'une importante maison d'import-export. Pour le dédommager, ce dernier lui offre le voyage Paris-Naples en avion,
lui proposant de revenir, tous frais payés, de Naples à Bordeaux, avec la Cadillac d'un de ses amis
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